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L'APPAREIL DIGESTIF


L'appareil digestif a un rôle essentiel dans l'assimilation et l'absorption des aliments.
La digestion permet leur décomposition physique et chimique en nutriments nécessaire
et indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.


Grand schéma de l'appareil digestif




Définition


L'appareil digestif est constitué de tous les organes participant à la digestion des aliments, c’est-à-dire à leur transformation physique et chimique, afin d’être absorbés et assimilées par l’organisme.

On distingue:
  • le tube digestif : la bouche, l’œsophage, l’estomac, et l’intestin.
  • les glandes annexes : glandes salivaires, le pancréas, le foie et la vésicule biliaire.


Digestion buccale

La bouche est l’ouverture supérieure du tube digestif et tient un rôle actif dans le processus de digestion grâce à la mastication (32 dents) et à l’imprégnation de la salive, première transformation chimique.

La salive a un rôle de lubrifiant, antibactérien et tampon(6,5), elle contient 3% de substances organiques qui sont la mucine et l’amylase (digestion de l’amidon), 2% de sels minéraux et 95% d’eau.

Le pharynx appartient autant à l’appareil respiratoire que digestif, il est à la fois le lieu de passage du bol alimentaire reliant la bouche à l’œsophage et un conduit permettant à l’air inspiré de rejoindre les poumons.

La déglutition nécessite la contraction des muscles du pharynx avec fermeture simultanée des voies respiratoires.

Digestion gastrique

Dans l’œsophage, le bol alimentaire progresse lentement grâce à des séries de contraction musculaire de la muqueuse, c’est le péristaltisme. Ce mécanisme évite aux aliments de remonter ou de rester tasser.

Ce bol alimentaire arrive dans l’estomac qui est un renflement en forme de « cornemuse » situé entre l’œsophage (le cardia) et l’intestin grêle (le pylore), juste au-dessous du diaphragme.

Le bol alimentaire sous l’action mécanique des muscles lisses de la paroi de l’estomac se transforme en chyme stomacal.

Les glandes gastriques produisent de l’acide chlorhydrique et des enzymes : pepsine, protéase et lipase.

Les amidons, les sucres et les matières grasses passent sans changement de la bouche à l’intestin. Seuls les amidons cuits sont en partie modifiés par la salive.
Diverses hormones régulent la sécrétion d’enzymes et d’acides et le passage du chyme dans l’intestin.
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Digestion intestinale

De l’estomac, les aliments passent par le pylore dans l’intestin grêle qui se subdivise en trois parties : le duodénum, le jéjunum et l’iléon et se termine par la valvule iléo-caecale.

L’intestin grêle
Il mesure 7 à 8 m, il occupe toute la paroi abdominale au-dessous du foie, de l’estomac et de la rate.
Dans la muqueuse, on observe de minuscules reliefs qui pendent librement dans le canal intestinal : les villosités intestinales au nombre de cinq millions environ.

Elles ont pour fonction d’absorber les substances nutritives grâce à leur plexus capillaire (une artériole et une veine pour chaque villosité).
Plusieurs glandes intestinales produisent le suc intestinal qui complète la digestion des aliments.

Le suc intestinalcontient de nombreuses enzymes : lactase, saccharase, maltase…
Le suc pancréatique est constitué d’eau, de mucus et d’enzymes : amylase, lipase, peptidases, ribonucléases…
La bile sécrétée par le foie (500 ml/jour) est stocké dans la vésicule biliaire.

Elle a une fonction très importante, elle émulsionne les matières grasses, les préparant à être digérées par les enzymes du suc intestinal et pancréatique. Elle occupe aussi une fonction de neutralisation de l’acidité du chyme gastrique quand il arrive dans le duodénum car les enzymes intestinaux n’agissent que dans une ambiance alcaline, sans laquelle la digestion intestinale ne pourrait avoir lieu.

Le colon ou gros intestin
Il fait suite à l’intestin grêle, mesure environ 1,70 m et se finit à son extrémité par l’ouverture de l’anus. Il se subdivise en plusieurs parties : le caecum, les colons ascendant, transverse et descendant et le sigmoïde.

Son rôle est principalement d’éliminer les déchets, d’absorber l’eau, de maintenir l’équilibre hydrique et d’absorber certaines vitamines.
Globalement le colon embrasse en l’encadrant la masse de l’intestin grêle.
Le colon contient un chyme semi pâteux qui par absorption d’eau forme les selles.
La valvule iléo caecale a un rôle de clapet pour éviter le retour du chyle dans l’intestin grêle.

Il ne se passe plus aucun phénomène digestif, réellement, dans le gros intestin. Le contenu intestinal ne possède pratiquement plus aucune substance nutritive.
La réduction de la quantité d’eau du chyle se produit dans le colon ascendant.

Les contractions péristaltiques intestinales poussent le contenu vers les colons transverse puis descendant puis dans le colon sigmoïde.
La distension de l’ampoule rectale provoque aussitôt le besoin d’expulser.

Les résidus de la digestion sont expulsés par la défécation, c’est un acte reflexe, sensible à la distension de la paroi rectale que la volonté peut contrôler et arrêter du moins pendant un certain temps.

Le colon est peuplé de milliards de micro-organismes : bactéries aérobies et anaérobies, champignons et levures, c'est le microbiote.
Cette flore achève la digestion de l’amidon dans le colon ascendant et synthétise les vitamines du groupe B et la vitamine K.

Elle a un rôle antimicrobien fondamental en détruisant les microbes et germes pathogènes.

La digestion: https://www.youtube.com/watch?v=UdxU4Ztlu9E
La bile
Elle a un de pH 8,5 et les sucs pancréatiques de pH 7,5 à 8,8, ils alcalinisent le bol alimentaire à la sortie de l’estomac (ph entre 1 et 3).

Une faiblesse hépatique ou pancréatique entrainera une augmentation de l’acidité au niveau intestinal (fermentation, putréfaction).

Les substances toxiques acides sont réabsorbées dans l’organisme.


Le foie et la vésicule biliaire
Ils sont intimement liés.

Le foie pèse 1,5 kg et produit 0,5 l de bile par jour. Il est situé sous le diaphragme, traverse la cavité abdominale sur toute sa largeur.
C’est le plus gros organe solide du corps humain. Il reçoit environ 1,5 l de sang par minute.

Les 3 fonctions du foie :
  • Epuration : il transforme et élimine les nombreuses substances toxiques.
  • Synthèse : il intervient dans le métabolisme des glucides, des lipides et des protides.
  • Stockage : il stocke l’énergie sous forme de sucre et le met à disposition de l’organisme en cas de besoin.

La vésicule est un petit sac situé sous le foie, qui a pour fonction de stocker la bile et de la sécréter lors des repas. Elle sert à digérer les graisses.



Le pancréas
C'est une glande digestive d’environ 15 cm de long, logée en profondeur dans l’abdomen, derrière l’estomac et enserré dans le duodénum qui est la première partie de l'intestin grêle.

Il intervient dans la digestion des protéines, des triglycérides, et des glucides alimentaires en sécrétant des enzymes pancréatiques. C’est sa fonction dite exocrine.

Il joue un rôle essentiel dans la régulation du taux de glucose dans le sang par sa sécrétion d'hormones comme l’insuline et le glucagon. C’est sa fonction endocrine.



La dyspepsie

Les troubles digestifs fonctionnels sont des troubles où il n’existe pas de lésion avérée mais un fonctionnement gênant de l’appareil digestif.
Nausées, ballonnement, éructations, perte d’appétit, brulures gastriques.

La dyspepsie est une sensation de pesanteur, de ballonnements qui survient pendant ou après les repas.

Causes
Une mauvaise alimentation ou des excès alimentaires comme un repas trop copieux ou des excès de sucres rapides, de graisses, de café, de boissons gazeuses ou de plats trop épicés.
Il se produit une irritation du système digestif et des douleurs.
Si les douleurs deviennent trop intenses, on vérifie un éventuel ulcère d’estomac.

Autres causes
Une infection gastro intestinale ou une intoxication alimentaire. On parle de gastro entérite avec nausées, vomissement et diarrhée.

De nombreux médicaments peuvent entrainer des troubles gastriques comme les antibiotiques, l’aspirine, les anti-inflammatoires.
L’anxiété et les stress sont des facteurs importants aussi.
Les signes d’alerte
Bien souvent les troubles digestifs sont anodins mais certains signes doivent vous orienter à consulter un médecin :
Apparition brutale des troubles sans raisons évidentes
Douleurs abdominales en coup de poignard
Symptômes de plus en plus intenses.
Difficulté à avaler ou douleur à la déglutition
Présence de sang, de fièvre
Jaunisse


Traitement
HE de menthe poivrée, de basilic
Plantes telle que le carvi, la coriandre, le cumin, la mélisse (eau de mélisse)
Améliorer son alimentation, bien mâcher, manger lentement en conscience
Gérer le stress.


L’ulcère de l’estomac

L'ulcère gastroduodénal, aussi appelé ulcère gastrique s'il est situé dans l'estomac et qui se nomme ulcère duodénal lorsqu'il se forme dans le duodénum (première partie de l'intestin grêle), sont en quelque sorte des plaies qui se présentent sous forme d’une érosion pénétrant profondément dans la paroi du tube digestif.

Ces plaies sont souvent douloureuses : elles entrent directement en contact avec l’acide présent dans le tube digestif. Une situation comparable à l’application d’un tampon d’alcool sur une éraflure.
Les personnes âgées de 40 ans et plus sont les plus touchées. Les ulcères du duodénum sont 10 fois plus fréquents que les ulcères de l’estomac.


Causes
La bactérie Helicobacter pylori (H. Pylori), une bactérie qui survit à l’acidité, est la principale cause d’ulcères : elle causerait approximativement de 60 % à 80 % des ulcères de l’estomac et de 80 % à 85 % des ulcères duodénaux. Ces bactéries envahissent la couche de mucus qui protège normalement l’estomac et l’intestin grêle de l’acidité, et perturberaient ce mécanisme protecteur chez certaines personnes. 
La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par exemple, l’aspirine, l’Advil® et le Motrin®), est la seconde cause la plus fréquente d’ulcère du tube digestif. La combinaison d’une infection avec la bactérie H. Pylori et la prise d’anti-inflammatoires augmente le risque d’ulcère de manière synergique. Le risque est alors 60 fois plus grand.

Evolution
Habituellement, un ulcère apparaît progressivement en quelques semaines. Il peut aussi se manifester rapidement, après quelques jours de prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple, mais cette situation n’est pas très fréquente.
Le taux de cicatrisation spontanée pourrait avoisiner les 40 % (sur une période de 1 mois), particulièrement si l’ulcère était causé par la prise d’AINS et qu’on a cessé de les prendre. La guérison définitive spontanée, sans rechute, est toutefois rare. Les fumeurs ont plus tendance à faire des rechutes que les non-fumeurs.
Si l’ulcère n’est pas traité ou que la cause n’est pas enrayée, il y a de fortes possibilités que les ulcères réapparaissent dans l’année qui suit. Mais même avec un bon traitement, il y a récidive dans 20-30% des cas.
Les complications sont relativement rares. L’ulcère peut causer une hémorragie, rarement une perforation complète de la paroi du tube digestif. Cette situation engendre de violentes douleurs abdominales, qui s’aggravent rapidement en péritonite. Il s’agit d’une urgence médicale et chirurgicale.

Symptômes
Une sensation récurrente de brûlure dans la partie supérieure de l’abdomen.
En cas d’ulcère de l’estomac, la douleur est aggravée par le fait de manger ou de boire.
En cas d’ulcère duodénal, la douleur s’apaise au moment des repas, mais s’accentue de 1 h à 3 h après avoir mangé et lorsque l’estomac est vide (durant la nuit, par exemple).
La sensation d’être vite rassasié.
Des éructations et des ballonnements.
Ou pas de symptôme avant la survenue d’une hémorragie.

Personnes à risque
  • Les femmes âgées de 55 ans et plus, pour les ulcères d’estomac.
  • Les hommes âgés de 40 ans et plus, pour les ulcères duodénaux.
  • Certaines personnes pourraient avoir une prédisposition héréditaire aux ulcères gastroduodénaux.

Facteurs de risques
  • le tabagisme ;
  • la consommation excessive d’alcool ;
  • le stress ;
  • le café
  • chez certaines personnes, l’alimentation peut aggraver les symptômes :
- le thé, le lait, les boissons à base de cola;
- les aliments gras, dont le chocolat et les concentrés de viande;
- épices : le poivre noir, les graines de moutarde et la muscade.
  • Certains médicaments comme les anti-inflammatoires, la cortisone, les biphosphonates (utilisés pour l’ostéoporose), le chlorure de potassium.

Traitement
Le diagnostic sera posé suite à un examen par radio de l’abdomen ou une gastroscopie pour situer le niveau et l’intensité de l’ulcère.

Il faut traiter énergiquement dès que le diagnostic est posé.
Habituellement, le traitement médical de l’ulcère gastrique ou duodénal est le même.

L’approche thérapeutique vise à :
  • diminuer l’acidité de l’estomac, pour soulager les douleurs;
  • traiter l’infection à la bactérie Helicobacter pylori, ce qui aide aussi à prévenir les récidives.
  • Modifier ses habitudes de vie : tabac, alcool, stress, café…….
  • Des probiotiques contre l’infection h.pylori
  • La réglisse stimule la production de mucus par l’estomac et lutte contre l’infection h.p
  • La camomille allemande, en curatif et préventif
  • Le curcuma, protecteur de la muqueuse gastrique et inhibiteur du h.p
  • Jus de chou et de pomme de terre.




La constipation

Constipation de transit
Des selles dures et rares (moins de 3 par semaine), mais pas de difficulté d'évacuation.

Constipation terminale
Une sensation de défécation incomplète ou difficile, une sensation de plénitude rectale, des efforts de poussée importants ou répétés.

Dans les 2 cas, la constipation peut s'accompagner de ballonnements, de douleurs abdominales et de malaises intestinaux.


La prévention et le traitement
Adopter une alimentation riche en fibres : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, noix, graines, algues..
Les pruneaux et le jus de pruneau sont un très bon laxatif car ils contiennent un laxatif naturel : le sorbitol.

Les fibres solubles se trouvent dans la pectine, le psyllium, l’avoine et l’orge.
Ce type de fibre aide à prévenir la constipation en absorbant l’eau et en créant un gel. Elles contribuent aussi à contrôler la glycémie et abaisser le taux de cholestérol.

Les fibres insolubles comme la cellulose, aident à prévenir la constipation en absorbant beaucoup d’eau, ce qui augmente le volume des selles et stimule les contractions de l’intestin.
Autres plantes : la bourdaine (écorces) en infusion, La mercuriale (plantes fraiches).

Boire en quantité suffisante. Les eaux riches en magnésium ont un effet laxatif doux et peuvent être privilégier en cas de constipation.
Éviter l’alcool et le café qui déshydratent et peuvent irriter le colon.

Exercice physique régulier. Marcher, pédaler, être actif physiquement influence la contraction des muscles abdominaux et favorise le transit intestinal ;
Répondre au besoin d’aller à la selle dès qu’il se présente.
Les facteurs de risque
  • Une alimentation pauvre en fibres et en liquides.
  • La sédentarité, l’inactivité physique.
  • Certains médicaments.
  • Ignorer systématiquement son besoin d'aller à la selle en raison d’un stress émotionnel ou d’un trouble psychologique.
  • Les changements hormonaux (grossesse, ménopause).
  • La fréquence de la constipation est 2 fois plus élevée chez les personnes ayant de bas revenus, probablement en raison d’une moins bonne alimentation

Le stress est un facteur a prendre en considération, ne pas oublier que notre ventre est notre premier cerveau !
Si la constipation persiste, le médecin prescrira un laxatif.

Mise en garde. Le surdosage peut provoquer un syndrome des intestins paresseux par accoutumance, de même que conduire à une baisse des taux de sodium et de potassium sanguins, à une déshydratation et éventuellement à des troubles plus graves.
Avertissement. Ils sont contre-indiqués aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
La constipation est un problème très fréquent. La plupart du temps, elle est fonctionnelle causée par de mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique, le stress, ou la présence d’hémorroïdes et de fissures anales.

Dans les cas les plus graves, un cancer du côlon peut parfois se présenter de cette façon, mais d’autres pathologies peuvent aussi en être la cause (problème endocrinien comme le diabète ou l’hypothyroïdie, un problème neurologique ou simplement la prise d’un nouveau médicament).
De même, si d’autres symptômes accompagnent la constipation (sang dans les selles, perte de poids, douleurs abdominales, diminution du calibre des selles), consultez votre médecin.